Conclusion
La qualité de vie au travail (QVT)
représente un enjeu crucial dans le secteur hospitalier, où les professionnels de la santé font face à des défis uniques liés à la nature même de leur travail. L’enquête QVT 2023 du SNIA visait à dresser un état des lieux de la situation.
Les résultats de cette enquête, présentés lors de la restitution, soulignent une réalité préoccupante, où le « quoiqu’il en coûte » pour les soignants et la maltraitance institutionnelle, devenue la norme pendant la pandémie de la COVID-19, persistent.
Malgrè les défis intrincèques
l’enquête révèle le rôle crucial que les infirmiers anesthésistes peuvent jouer dans l’amélioration de la qualité de vie au travail, notamment à travers un encadrement issu de leur filière.
Les principaux défis identifiés
comprennent les heures supplémentaires imposées, les conditions de travail inadaptées et l’impact sur la vie familiale. Les IADE aspirent à une organisation du temps de travail plus flexible, favorisant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Dans ce contexte,
la fonction publique hospitalière éprouve des difficultés de recrutement, tandis que la filière infirmière est en déclin. Les infirmier(e)s-anesthésistes expriment un manque croissant de considération de la part de leurs directions, perçues comme déconnectées des réalités du terrain et des valeurs des soignants. Les décisions, prises de manière pyramidale et sans communication, privilégient la rentabilité au détriment de l’humain.
Les horaires décalés,
les annulations de congés et de repos pour assurer la continuité des soins alimentent un cercle vicieux, particulièrement préjudiciable aux infirmier(e)s anesthésistes exerçant à temps partiel, souvent considérés comme variables d’ajustement en ressources humaines.
Une disparité
entre les secteurs public et privé en matière de qualité de vie au travail est soulignée, avec le secteur privé offrant des conditions plus favorables. Pourtant, la profession des infirmier(e)s anesthésistes souffre d’un manque de reconnaissance, malgré ses qualités d’expertise et de polyvalence.

La note moyenne
de qualité de vie au travail (QVT) des IADE, inférieure à la moyenne nationale, constitue un signal d’alarme. Elle met en évidence des problèmes tels que l’instabilité des projets de carrière et l’augmentation des aspirations à la reconversion professionnelle.

La certification périodique
des compétences des IADE qui se profile en 2024 devra prendre en compte leur santé personnelle (Axe 4), avec des mesures de prévention des risques professionnels et de gestion du stress.
En définitive,
l’amélioration de la qualité de vie au travail des infirmier(e)s-anesthésistes est un enjeu crucial pour assurer la continuité des soins anesthésiques sur l’ensemble du territoire national dans un contexte de perspectives démographiques alarmantes.
