Eléments pouvant améliorer le bien être au travail
Ce chapitre est évidemment l'occasion de pointer des axes précis d’amélioration de la qualité de vie au travail chez les IADE.
Les IADE ont été interrogés sur leur niveau d’accord sur une suggestion d’éléments pouvant améliorer le bien-être au travail.
Ce niveau d’accord a été recueilli sur une échelle de Likert à six niveaux allant de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord.
La reconnaissance financière est la réponse sur laquelle les IADE s’accordent à plus de 90% pour améliorer leur bien-être .
Depuis le « Ségur de la Santé » et l'écrasement des grilles indiciaires, les IADE, longtemps considérés comme les paramédicaux les mieux rémunérés n’ont plus ce statut financier. Le contexte d’inflation a évidemment accentué ce ressenti.
Les diverses primes accordées aux paramédicaux de soins critiques, aux urgences …, sont autant d’éléments qui tendent à amoindrir l’écart salarial entre IADE et autres professionnels de santé, souvent de niveaux académiques et de responsabilités moins élevés.
De ce fait, il n’est pas surprenant de voir la reconnaissance académique comme facteur suivant immédiatement la reconnaissance financière.
Les très faibles gains salariaux lors des reclassements de carrière des nouveaux IADE diplômés de la fonction publique hospitalière lors de leur réintégration en service viennent accentuer la faible considération portée par les deux années universitaires en termes de reconnaissance financière.

Plus de bienveillance au travail est un des éléments importants pour améliorer le bien-être des IADE.
La bienveillance implique d'être attentif et compatissant envers ses collègues, de favoriser un environnement de travail positif et inclusif.
Cela peut se manifester par des comportements tels que l'écoute active, la reconnaissance des contributions des autres, l'encouragement du développement professionnel et personnel.
Il n’est donc pas surprenant de voir que des éléments comme une meilleure communication et un plan de formation figurent parmi les axes d’amélioration de la qualité de vie au travail (QVT).
La bienveillance apparaît comme un élément d’amélioration, dans l’enquête de 2011, mais dans une dimension moindre.
C’est le cas également pour l’item de l’organisation du travail qui en 2023 apparaît en 4ᵉ position dans l’ordre d’importance.
Tous ces éléments seront précisés par les IADE eux-mêmes dans la question ouverte.
Les fondements d'une reconnaissance institutionnelle et statutaire se manifestent clairement dans les aspects essentiels visant à améliorer le bien-être au travail : une reconnaissance financière accrue et une reconnaissance académique renforcée.
Ce besoin revendicatif persiste depuis de nombreuses années et demeure constant dans toutes les enquêtes menées.
Selon le genre
Les femmes pensent que ces éléments favorisent plus le bien être au travail que les hommes :
- meilleure solidarité entre collègues
- plus de bienveillance sur le lieu de travail
- une meilleure gestion de l’organisation de temps de travail
- une meilleure communication au sein de leur équipe
- une répartition des rôles claire de l’ensemble des collègues.
Ce sont des éléments sociaux et organisationnels qui semblent préoccuper le plus les femmes, alors que les hommes mettent une meilleure reconnaissance financière comme élément de bien-être plus important.
Selon l'encadrement
Il existe une différence significative chez les IADE dès lors que l’encadrement est issu de la filière IDE avec un accord plus fort pour dire que les éléments suivants pourrait améliorer le bien-être au travail :
-Une meilleure reconnaissance académique de mon travail
-Une meilleure gestion de l'organisation du temps de travail
-Une meilleure communication avec la hiérarchie
-Une meilleure reconnaissance financière de mon travail
Selon le statut de l'employeur
Il existe une différence significative des éléments pouvant améliorer le bien-être au travail en fonction de l'employeur.
Les IADE de la FPH comparativement aux salariés des sociétés d’anesthésie s’accordent sur l’importance d’une meilleure reconnaissance académique et une meilleur gestion de l’organisation du temps de travail dans les éléments de facteurs de bien être.
De plus, les IADE de la FPH s’accordent plus sur l’importance d’une meilleure communication avec la hiérarchie comme axe d’amélioration de leur qualité de vie au travail comparativement au salarié du privé.
Ce même accord étant lui-même plus élevé chez les salariés du privé comparativement aux salariés des sociétés privées.
Selon le temps de travail
Les IADE exerçant à temps partiel sont significativement plus en accord avec les facteurs suivants d'améliration du bien-être au travail que ceux exerçant à temps plein :
– Plus de bienveillance sur le lieu de travail
– Une répartition des rôles claire dans le binôme MAR/IADE.
Cependant, ils sont moins en accord avec le fait qu’une réduction de leur temps de travail puisse améliorer leur bien-être au travail . Ce résultat pouvant aisément par le fait que leur temps de travail soit déjà réduit.
Question ouverte
Selon vous, que faudrait il mettre en place au sein de votre établissement pour améliorer les conditions de travail ?
Si chaque situation est personnelle, dépendante de chaque établissement, de son mode d’organisation. Les plus de 800 réponses à la question ouverte, répertoriées et analysées, permettent de dégager plusieurs thèmes récurrents, illustrés dans ce nuage de mots selon la fréquence à laquelle ils sont cités.
L’amélioration du bien-être au travail passe, pour les IADE, par une meilleure reconnaissance, qu’elle soit financière ou académique.
L’organisation du travail dans sa généralité doit être adaptée pour trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

























