Les IADE ont été interrogés afin de meusurer l’impact de leur activité professionnelle sur leur vie familiale.

Pour près de 60% des IADE, leur activité professionnelle a un impact important sur leur vie personnelle.
Il est largement reconnu que les professions soignantes ont un impact important sur la vie personnelle.
En effet, les horaires irréguliers, les gardes de nuit, les rotations et la charge de travail élevée peuvent entraîner des défis pour concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Les IADE sont souvent amenés à travailler de longues heures, à faire face à des situations stressantes et sont confrontés à des prises de décisions complexes, ce qui peut avoir un impact sur leur bien-être émotionnel et leur qualité de vie.
La nature même du travail nécessite des sacrifices personnels, tels que passer moins de temps avec la famille et les amis, manquer des événements sociaux ou avoir des difficultés à trouver un équilibre entre travail et loisirs.
La pression professionnelle et les exigences émotionnelles semblent également avoir un effet cumulatif sur la santé mentale et physique des professionnels de la santé notamment ceux exerçant dans les soins critiques.

Le chiffre de 60% d’IADE considérant que leur vie professionnelle impacte leur vie familiale est très significatif, il est donc essentiel de reconnaître et de répondre aux défis auxquels sont confrontés les professionnels de la santé et de mettre rapidement en place des mesures de soutien appropriées.
24% considèrent que leur famille souffre de leur profession (tout à fait d’accord 6,6%, d’accord, 17,4%).
En 2011, pour la même question, le chiffre était de 27%. On peut donc affirmer que le sentiment de souffrance familiale chez les IADE est en légère diminution.
Il n’existe pas de différence significative sur le sentiment de souffrance familiale, ou que la profession a un impact familial, selon le sexe, l’âge, la situation maritale, l’ancienneté du diplôme, la région, le secteur d’activité.
L’activité professionnelle des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat a un impact important sur leur famille.
Sans surprise, nous constatons que les mêmes catégories d’IADE éprouvent un sentiment de souffrance et un impact sur leur famille plus prononcé :
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- le nombre d’heures supplémentaires,
- les astreintes,
- les temps partiels,
- les fonctions d’encadrement,
sont pourvoyeurs d’un sentiment plus élevé de souffrance et/ou d’impact négatif sur leur famille.
Les IADE du secteur privé, notamment ceux travaillant au sein des sociétés de médecins anesthésistes, semblent moins percevoir de souffrance familiale causée par leur activité professionnelle.












