Diplomation
L’ancienneté de diplôme moyenne est de 12,8 ans avec une médiane à 12 ans. 28% des IADE ont moins de 5 ans de diplômation et 25% ont plus de 19 ans de diplômation.

Dans notre échantillon, la moyenne d'ancienneté de diplômation est significativement différente entre les hommes et les femmes ( p= 0,015). Les femmes (13.4) ayant plus d’ancienneté de diplomation par rapport aux hommes (12).
Les femmes ont plus d’ancienneté de diplôme que les hommes alors qu’ils obtiennent leur diplôme au même âge.
Ceci pourrait laisser supposer que les hommes quittent plus la profession que les femmes.
Statut de l'employeur
A la question concernant le statut de l’employeur, certains IADE (45) ont répondu en avoir plusieurs. La question ne précisait pas effectivement que seul l’employeur principal était demandé. Cela peut constituer un biais qui a été corrigé. D’après les données de la DREES au 1er Janvier 2021, 91,26% des IADE sont dans le secteur hospitalier (10729/ 11756) contre 8.74% dans le secteur libéral/mixtes (419) et privé (608).
13.1% des IADE ayant répondus au questionnaire sont employés dans le secteur privé dont 5.5% dans les ESPIC et 5.1% en tant que salariés de MAR. Nous avons donc une sur-représentation du secteur privé.
L’intérim de manière exclusive (1.2%) et les Hôpitaux d'Instruction des Armées (HIA) (0.7%) restent des employeurs plus marginaux.

Evolution de la répartition par employeur
En comparant les données des anciennes enquêtes du SNIA, on remarque que la répartition entre les différents employeurs depuis 25 ans reste globalement stable.

Région d'exercice des répondants

Cette question n’avait pas été analysée en 2011. Le but est de déterminer si, selon la région où on exerce, il existe des différences de conditions d’exercice et de qualité de vie au travail.

Les IADE de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont avec 16.1 % la région la plus représentée dans notre échantillonnage. La région Île-de-France n’arrive effectivement qu’en deuxième position (12.7%) alors que c’est la première région où travaillent 15.1% des IADE, selon les données de la DREES 2021.
On retrouve des légères discordances sur l’ensemble des régions interrogées, mais l'échantillonnage se rapproche des données de la DREES et est donc exploitable.
Secteur d'activité

Le secteur d’activité prédominant est le bloc polyvalent à 86%. La répartition des secteurs d’activités montre bien la diversité des postes et les domaines où exercent les IADE. Le nombre de répondants sur différentes propositions démontre bien l’existence de nombreux exercices mixtes sans que l’enquête puisse les définir précisément.

18.53% déclarent travailler dans l’activité PMO. La question ne permet pas de distinguer la fonction de coordinateur ou d’activité au bloc opératoire.
Nous pouvons nous demander, à la lumière de certains résultats, si les IADE n’ont pas déclaré leurs activités dans des domaines qui ne figuraient pas dans la liste principale proposée. En effet, on observe un pourcentage légèrement peu significatif concernant la SSPI et l’endoscopie. Il est probable qu’un biais soit présent, ce qui nous empêche de tirer des conclusions ou de comparer l’évolution de ces effectifs dans ces domaines spécifiques.
Les proportions dans les secteurs d’activités, en tenant compte des quatre domaines de compétences, restent stables.
On note toutefois une forte augmentation de la participation des IADE aux activités d’obstétrique sur les 25 dernières années, corrélée à la réorganisation des soins en anesthésie-réanimation obstétricale.
Il sera pertinent dans les années à venir de poursuivre la surveillance de cette évolution et notamment de préciser certains secteurs dans lesquels les IADE pourraient augmenter leurs effectifs : Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMHP), Unités d’Abords Vasculaires (UAV) (...)
De plus, une enquête dédiée à l'anesthésie obstétricale pourrait permettre de mettre en avant cet aspect de notre profession, au regard de l’augmentation de l'amplitude des soins qui y sont prodigués.







