
Fréquence des dépassements d'horaires
50,5% des IADE ne finissent pas à l’heure prévue au moins une fois par semaine et 8,7% déclarent finir tous les jours en retard.

Nous notons qu’il existe à priori une différence pour les IADE entre ne pas finir à l’heure et effectuer des heures supplémentaires en plus du travail légal.
Effectivement, on note que plus de 87% des IADE déclarent que ça leur arrive de ne pas terminer à l’heure, mais 62,3% disent effectuer des heures supplémentaires en plus de leur temps de travail.
La moyenne d’heures supplémentaires en plus du travail légal est de 13 h 30 par mois, la médiane de 10h en plus du temps de travail légal, le maximum étant à 45h par mois sur notre échantillon.

Le nombre d’heures supplémentaires est significativement supérieur chez les hommes avec une moyenne à 9,28 heures par mois contre 7,73 chez les femmes (p=0,026).
Le nombre d’heures supplémentaires est significativement supérieur en Région Île-de-France comparativement aux autres régions.
NB : Le nombre d’heures supplémentaires ne diffère pas significativement en fonction de la situation maritale, parentale, ni en fonction du secteur d’activité, ni en fonction des fonctions d’encadrement ou du statut de l’employeur.
Origine des heures supplémentaires
Les IADE ont été interrogés sur la fréquence des heures supplémentaires à partir d'une suggestion de propositions pour en déterminer les origines. Cette fréquence a été recueillie sur une échelle de Likert à six niveaux allant de Jamais à Très souvent.

72% des heures supplémentaires effectuées sont imposées régulièrement par l’organisation du service.
La proportion des heures supplémentaires imprévues (26,2%) est plus élevée que celle des heures prévues (20,7%).
Cela pourrait être mis en relation avec le pourcentage important d’heures supplémentaires effectuées du fait de l’organisation du service ou exigées par l’encadrement.
43% des IADE effectuent quotidiennement des heures supplémentaires sur la base du volontariat lors de contrat de remplacement ou autre.

Permanences et Gardes
56,8% déclarent effectuer des “gardes”. Sachant que, légalement, il n’existe pas de garde paramédicale, ce travail déclaré sous ce terme est assimilé à un travail effectif en temps réglementaire.
Nous n’avons pas interrogé les IADE pour savoir s'il s’agissait de gardes effectués dans un roulement exclusivement ou parallèlement à des horaires plus classiques.

La FPH est l’employeur principal (96,07%) des IADE effectuant des gardes sachant que 64,4% des IADE y travaillant effectuent des gardes.
Seuls les IADE travaillant à l’HIA ont une proportion plus importante car ceux-ci déclarent tous effectuer des gardes.

La FPH est l’employeur principal (96,07%) des IADE effectuant des gardes sachant que 64,4% des IADE y travaillant effectuent des gardes.
Seuls les IADE travaillant à l’HIA ont une proportion plus importante car ceux-ci déclarent tous effectuer des gardes.
Les sociétés d’anesthésie représentent 1% des employeurs des IADE effectuant des gardes et les IADE salariés des sociétés d’anesthésie sont 2% de leurs effectifs à faire des gardes.
La permanence des soins sur place dans les établissements publics ou d'État implique de recourir aux compétences des IADE.


Depuis de nombreuses décennies, la proportion d’IADE effectuant des gardes est très stable. Les gardes de 24h ont tendance à augmenter. Un peu plus de 37% des IADE effectuent des gardes de 24h contre 63% des gardes de 12h. Les journées de travail en 12h sont donc majoritaires.

Bien que la proportion d'IADE effectuant des gardes reste très stable et que les gardes en 12 heures, jour et nuit, demeurent majoritaires, une augmentation significative des gardes de 24 heures est observée depuis plusieurs années.
La région Île-de-France reste particulièrement concernée par cette pratique, bien qu'elle ne soit pas réglementaire.
On peut se demander si cet horaire de 24 heures offre une certaine attractivité ou si le manque de personnel dans certains hôpitaux favorise davantage les gardes de 24 heures.
Ces horaires sont-ils plébiscités par les agents eux-mêmes ?
ASTREINTES à DOMICILE
49,4% des IADE déclarent effectuer des astreintes à domicile. 80% des IADE qui effectuent des astreintes en font au moins une par mois, sans compter celles plus aléatoires à la demande de l’encadrement ou sur la base du volontariat. Ce chiffre correspond à 39,41% de l’échantillon total interrogé.
La fréquence la plus répandue est l’hebdomadaire suivi de la bimensuelle. 60,49% des IADE faisant des astreintes en réalisent donc au minimum une tous les 15 jours. L’employeur principal des IADE exerçant des astreintes est la fonction publique hospitalière à 91,42%.

Les IADE de la FPH participent de manière importante à la permanence des soins que ce soit en garde ou en astreinte avec 53,7% qui effectuent des astreintes et 64,4% des gardes.
Dans le secteur privé, les IADE sont plus sur un système d’astreinte même si cela concerne moins d’un IADE sur 2

Les gardes et les astreintes assumées par les IADE sont principalement effectuées au sein de la fonction publique hospitalière.
Qu'il s'agisse des gardes de 12 heures avec une rotation jour/nuit, des gardes de 24 heures en augmentation à l'échelle nationale ou des astreintes, ces plages horaires ne sont pas sans conséquences sur la fatigue.
Une étude significative, l'étude Amadeus, publiée en août 2023 dans son troisième volet sur les horaires de travail en 12 heures, a démontré que ces horaires avaient également un impact sur divers facteurs psychosociaux.










